CNIL : les plaintes ont augmenté de 30% en 2018

CNIL

Le nombre de plaintes reçues par la CNIL concernant les fuites de données personnelles ont augmenté de 32% en 2018. Ceci s’explique principalement par une prise de conscience liée à l’entrée en vigueur du RGPD…

Le 25 mai 2018, le RGPD entrait en vigueur dans toute l’Union européenne. La médiatisation de ce nouveau règlement avait permis à de nombreux Français de prendre conscience des enjeux de la protection des données.  Quatre mois plus tard, la CNIL annonçait ainsi avoir reçu le nombre record de 33 millions de plaintes pour violations du RGPD.

Près d’un an plus tard, force est de constater que la tendance ne s’est pas inversée. Sur l’ensemble de l’année 2018, la CNIL révèle avoir reçu un total de 11 077 plaintes, contre 8300 en 2017. Ceci représente donc une augmentation impressionnante de 32%. Dans plus d’un tiers des cas, les plaintes concernent la diffusion de données sur internet et réclament la suppression de ces informations.

Fuites de données : les Français prennent conscience des enjeux du RGPD

Jusqu’à présent, les autorités de protection des données étaient davantage dans une démarche d’accompagnement des organisations pour les aider à se conformer à la nouvelle loi. Cependant, face à cette explosion du nombre de signalement, la CNIL annonce aux entreprises qu’elle devra désormais se montrer plus stricte face aux infractions au RGPD. Rappelons que les organisations qui l’enfreignent risquent une amende pouvant atteindre 20 millions d’euros ou 4% du chiffre d’affaires.

Pour l’heure, sur 310 contrôles réalisés en 2018, seuls 49 ont découlé sur une mise en demeure et onze ont entraînés des sanctions. Parmi les entreprises sanctionnées par la CNIL, on compte bien sûr Google qui a écopé d’une amende record de 50 millions d’euros, Uber puni à hauteur de 400 000 euros, Bouygues Telecom, Dailymotion, ou encore Optical Center.